Les couronnes étant de profil, c'est ce nombre visible de leurs lys ou fleurons qui est décrit, elles sont formées d'un bandeau d'or, rehaussé de trois rubis et deux émeraudes alternant.

Couronnes et toques de magistrat

Celle du roi est de trois et deux demi-fleurs de lys coupées, surmontées depuis François Ier,
de cinq demi-diadèmes d'or, ornés de perles, aboutant à une fleur de lys "carrée" (double) ;

celle du dauphin est à trois demi-diadèmes delphinaux, rejoignant la fleur de lys "carrée" ;
la couronne des fils et des petit-fils de France, est identique, mais sans les demi-diadèmes ;
la couronne des princes du sang, est aussi identique, mais avec deux fleurons entre les lys.


Roi de France Dauphin de France Fils de France Prince du sang
Duc Marquis Comte Vicomte Baron
Banneret Chevalier Gouverneur Vidame Héraldique

La couronne d'un duc, portée par les princes non-royaux, est à trois et deux demi-fleurons ;
La couronne de marquis, est identique avec six perles blanches, en tierce entre les fleurons ;
La couronne d'un comte, est quand à elle, ornée de neuf perles blanches, posées côte à côte ;
La couronne du vicomte, a cinq perles, celles du milieu et aux extrémités étant plus grosses ;
Le 
tortil du baron, a trois grosses perles blanches et un chapelet entortillé sur son bandeau ;
Le chevalier banneret, portant une bannière, a un bandeau empierré, sans autre ornement ;
Le chevalier, porte lui aussi le "tortil", mais d'étoffes entortillées, aux émaux de ses armes ;
La couronne d'un gouverneur de province, est celle du duc, mais avec les fleurons d'argent ;
La couronne du vidame,  chargé de "biens ecclésiastiques",  une et deux demi-croix patées ;
La couronne héraldique, la plus ancienne n'était qu'un simple ornement et porté tout autant par la bourgeoisie que la noblesse, mais l'usage s'en perdit vite au profit des autres timbres.

Murale Navale
Vallaire Hausse-col Civique

La couronne murale, était la récompense du premier entrant dans une forteresse assiégiée ;
La couronne navale, l'était elle pour le premier prenant pied sur un vaisseau, à l'abordage ;
La couronne vallaire, récompensait celui qui le premier, pénétrait dans tout camp ennemi ;
La couronne civique, récompensait celui qui courageusement, avait sauvé ses concitoyens ;
Le hausse-col, était l'insigne héraldique pour les "officiers de guerre, non-gentilshommes".

Chancelier de France Premier président Président à mortier

Les toques de la "grande robe", sortaient d'une couronne ducale et parfois marquisale ;
le tout posé dans la robe d'écarlate de magistrat, laquelle était en forme de manteau ducal.
Celle du chancelier de France, était de toile d'or, rehaussée d'hermine et brodée aussi d'or ;
celle d'un premier président de parlement, était de velours noir, à deux larges galons d'or ;
celle d'un président à mortier, était de velours noir, au large galon d'or (rubrique : Manteaux).


Casques, cimiers et lambrequins

Les "casques héraldiques" du XVIIIe siècle, ne ressemblent que de loin à ceux des tournois,
leurs stylisations graphiques se fixant et en ne prenant plus en compte leur "sens pratique".

Le casque du roi était d'or, "taré de face", grand ouvert, surmonté de la couronne royale ;
celui du dauphin, était "taré de face", à demi-ouvert, surmonté de la couronne delphinale ;
celui des fils et petit-fils de France et des princes du sang, étaient comme celui du dauphin.

Roi Dauphin Fils de France Prince du sang

Celui du duc, de face, était d'acier, orné d'or à onze grilles d'or et surmonté de sa couronne ;
celui du marquis était identique au ducal, avec neuf grilles d'or, surmonté de sa couronne ;
celui du comte, de trois-quarts face, orné d'or, était à neuf grilles, surmonté de sa couronne ;
celui du vicomte et du vidame, était identique à celui du comte et surmonté de sa couronne ;
celui du baron, trois-quarts face, était d'acier, orné d'or, à sept grilles et surmonté du tortil ;
celui du gentilhomme, de trois-quarts face, d'acier à cinq grilles et surmonté du "bourelet" ;
celui du noble de trois lignes, de profil, d'acier et ouvert ou demi-ouvert, selon son style ;
celui de l'anobli, de profil, était d'acier, la visière presque fermée, surmonté du "bourelet" ; celui du bâtard, était identique à celui de l'anobli, mais la position inversée, face à senestre.

Duc Marquis Comte Vicomte Baron
Gentilhomme Trois lignes Trois lignes Anobli Bâtard

Les cimiers, à l'empattement caché par la couronne ou le tortil, étaient posés sur le heaume, leur origine étant militaire, car ils permettaient ainsi aux combattants de se reconnaître ;
leur usage s'estompant doucement, ils perdurèrent dans les tournois jusqu'au XVIe siècle.

Les figures les plus utilisées furent : des plumes d'autruche, des vols de face (ailes étendues), des bras armés, des mains tenant un bâton de commandement, un cygne ou bien un lion,
mais le plus souvent ils étaient formés en référence au meuble principal du blason.


Cygne en cimier et licornes en "supports" Gantelet tenant un bâton de commandement

Les lambrequins étaient la stylisation du volet, pièce d'étoffe coiffant le sommet du heaume, descendant jusqu'à la nuque, qui par son état délabré témoignait de la vaillance combative. Ceux présentés, associés à un casque comtal, sont dans une forme classique du XVIIIe siècle.

Casque et ses lambrequins